Tribulations d’un Ch’ti en Savoie 1.

Publié le 27 Avril 2018

Dimitri, issu du pays de la bière et du Maroilles, arrivé tout droit du Nord,

a atterri sans encombre au pays du vin et du Beaufort (La Savoie).

Il parcourt ces environs à la découverte de l’ivresse des saveurs vinicoles

les plus délicates afin de vous les faire partager.

Bienvenue à Dimitri sur le blog, dont je publierai les articles à l'occasion...

Emilie

 Tribulations d’un Ch’ti en Savoie 1.

J’ai rencontré un soleil !

Alors que nous étions en tournée découverte des vins de Savoie, avec quelques amis amateurs de vins venus d’autres horizons et par une belle après-midi du mois d’avril, j’ai rencontré un soleil.

Un soleil comme il en existe là-bas, franc, perçant, chaleureux, qui vous réconforte après un hiver long et rigoureux comme le chocolat chaud d’après la journée de ski, comme le Génépi d’après le repas du dimanche.

Un soleil brillant, bienveillant, fier et droit, un soleil de Savoie.

Ce soleil, nous l’avons rencontré au Domaine Saint Germain à Saint Pierre d’Albigny.

Pour vanter les mérites d’une bonne maison, il est d’usage de décrire tel ou tel cru, tel ou tel assemblage, cépage ou millésime.

L’habitude est de présenter l’implantation du domaine et son histoire.

Ainsi pour présenter le Domaine Saint Germain, j’aurais pu vous parler de ses vins expressifs et francs.

L’Altesse avec ses notes florales et sa robe claire, fraîche et légèrement suave ou encore le Persan, curiosité rouge issue du cépage du même nom dont les notes de fruits rouge et d’épices se mêlent à la violette donnant un vin surprenant et séduisant à la fois.

J’aurais pu vous parler de la Mondeuse, la Douce noire, la Malvoisie et autre Petite Arvine.

J’aurais pu vous parler du Domaine de 11 hectares, dans le Parc Naturel régional des Bauges, qui s’étend sur des coteaux exposés au Sud dans un endroit où la vigne est cultivée depuis l’antiquité.

J’aurais pu vous parler de son histoire familiale traditionnelle, vous dire que le domaine est né en 1999 de la passion des nouvelles générations pour la vigne et le vin et qu’il est cultivé dans le respect de l’environnement et l’amour du raisin, en agriculture biologique.

Mais je préfère vous parler d’Etienne et Raphaël Saint Germain et plus particulièrement de Raphaël qui nous a reçus, mes amis et moi, cet après-midi-là, à l’improviste, sans rendez-vous.

Non pas qu’il faille le surprendre dans son activité pour apprécier son accueil mais je n’avais pas pris la précaution de téléphoner pour prendre rendez-vous.

Et quelle surprise agréable j’ai eu de nous voir accueillis comme si nous étions attendus. Se confondant en excuses de n’avoir pas rangé son local, et de recevoir notre groupe sans avoir mis les formes, Raphaël St Germain a éclairé mon après-midi.

J’ai alors entamé un pur moment de délice. Au-delà de la dégustation de ces savoureux nectars dont il a le secret, il a parlé de son métier, de cette passion qui l’anime, de la complexité d’être à la fois viticulteur, chef d’entreprise, directeur administratif et financier et communicant.

Il a parlé de la nécessité d’être un créateur de plaisir en me faisant goûter des vins dont l’étiquette n’est pas encore choisie. Avec malice, il m’a fait remarquer à chaque verre les subtilités de ses créations.

Il a fait partager son goût pour les défis lorsque l’un de mes amis, qui aime les vins chauds du Pic-St-Loup et des plateaux du Larzac, l’a challengé en lui demandant de lui faire apprécier un rouge de Savoie. Défi relevé avec brio et avec une belle découverte à venir car l’assemblage n’est pas encore complétement finalisé.

Il a su mettre à l’aise, prendre son temps dans une période d’intense activité. Il  a écouté. Il a partagé ses projets, ses ambitions, ses produits, sa vision d’un métier de plus en plus complexe qui devient avec le temps un véritable sacerdoce.

Il a partagé sa vision de l’engament familial à long, très long terme. Bref il a partagé un bout de sa vie et en ça il m’a éclairé, réchauffé, apaisé. Il m’a câliné comme il câline la nature et prend soin de sa vigne, comme le soleil de Savoie. J’ai rencontré un soleil.

Je suis reparti cet après-midi-là vers d’autres domaines dont je parlerai plus tard, avec la conviction que je reviendrai bientôt pour découvrir la saveur d’une Roussette-de-Savcoie de Saint Germain, en haut des remparts du château de Miolans qui surplombe le domaine, espérant à nouveau attraper un rayon de soleil.

Et pour cela, merci Monsieur Saint Germain.

Et pour ceux et celles qui voudraient aussi profiter du soleil de Savoie, le domaine propose une porte-ouverte le 5 et 6 mai 2018, et là pas besoin de prendre rendez-vous, il sera de la partie soyez en certains !

 

Domaine Saint Germain

La Noirat

Route du col du Frêne

73250 ST PIERRE D’ALBIGNY

Portable : 06 10 71 13 85

Fixe : 04 79 28 61 68

Mail : vinsstgermain1@aol.com

Site : www.domainesaintgermain.com

Rédigé par Dimitri

Publié dans #Domaines et oeno-tourisme

Commenter cet article