Classement des vins à l'international

Publié le 6 Juillet 2010

A votre avis comment nos vins sont-ils perçus à l’export, par les pays importateurs  et les consommateurs étrangers de vins ?

 

Une enquête fût menée, par la Sopexa, auprès d’opérateurs étrangers pour noter l'image des différents pays producteurs de vins, voici les résultats :

 

Cocorico ! La France arrive en tête avec une moyenne générale de 8,6/10, suivi de près par l’Italie.

3ème position : l’Australie, 8.1/10

4ème position : Espagne

5ème position : Chili, 7,9/10

6ème position : Etats-Unis, 7,7/10

7ème position : Argentine, 7,5/10

8ème position : Afrique du Sud, 7,2/10

 

Cependant, il faut relativiser, parce que ces moyennes ont été réalisées à partir des principaux marchés sur lesquels les vins de ces pays sont référencés et non sur la totalité des marchés mondiaux.

 

Ces résultats sont des moyennes, aussi d’un pays à un autre, la France n’est pas toujours arrivée en tête, pour exemple :

Au Royaume-Uni, la France est seconde, après le Nouvelle-Zélande qui obtient le score de 9,6/10.  Même position de la France en Allemagne, en Belgique,  et aux Pays Bas, où nos vins sont moins bien jugés que les vins allemands, espagnols et chiliens. Au Danemark, nous étions en 3ème position, et 4ème aux Etats-Unis et au Canada, et 5ème en Suisse.

Finalement, on se demande bien comment on a fait pour arriver 1er, sur l’ensemble des pays qui ont participé à l’étude.

Ce qui est intéressant également, c’est que nous avons pu nous situé par rapport à nos deux principaux concurrents que sont l’Espagne et l’Italie. Il semblerait que nos vins soient perçus et qualifiés de « plus festifs ».  Notre offre est plus large en « bio ». En revanche, les vins espagnols et italiens seraient « plus accessibles et innovants ».

 

Comme je le dis souvent aux vignerons qui sont complexés de faire du vin français, et qui n’arrêtent pas de dire, que l’on est moins concurrentiel, que  nos voisins, parce que l’on est trop cher sur le marché international, et que notre lisibilité est trop complexe ; je leur dis, nous avons la chance de bénéficier d’une réputation, d’une image valorisante et valorisée à l’étranger et de cela il faut se servir et la revendiquer, au lieu de vouloir à tout prix faire du vin « chilien » ou « australien » en France. Il faut assumer notre passé et notre présent, il faut construire notre futur. Les étrangers n’accepteront de payer nos vins plus chers, que s’ils achètent notre « french touch », notre authenticité, ce qui fait que notre vin est du vin français, et qu’il ne ressemble à aucun autre. Il doit être reconnaissable parmi les autres produits du marché, sinon pourquoi acheter du vin français ? Juste pour dire : "j’ai bu du vin français", j’ose espérer que non.

Cette enquête devrait nous rassurer et nous conforter dans notre position de leader, à nous d’arrêter de douter pour un rien et de nous recroqueviller sur nous-mêmes pour de mauvaises raisons ! Soyons dignes et conquérants ! Cocorico !


Bonne journée

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #Mondialisation

Commenter cet article