L’étiquette influence notre perception du vin

Publié le 25 Février 2015

Lors d'une ancienne conférence du « Lien de la Vigne » fût abordé le thème de la perception sensorielle des consommateurs, et plus particulièrement l’influence de l’étiquette sur ces derniers.

Ce n’est pas la première étude qui a été faite sur ce sujet, et elle vient confirmer, ce que nous savions déjà…

Le phénomène qui fait que l’on perçoit différemment un vin si on le déguste à l’aveugle, ou si l’on connaît son étiquette, est appelé « effet d’halo ».

 

Pour mener cette étude, des consommateurs sont invités à acheter une bouteille de vin. On leur fait déguster ce vin, et on leur demande de définir le prix du vin. A la fin de la dégustation, ils paieront un prix tiré au sort parmi les prix qu’on définit les consommateurs à tour de rôle. Si ce prix est supérieur à celui qu’ils ont donné eux-mêmes, ils n’achèteront pas la bouteille.

Les consommateurs ont défini un prix en fonction des conditions de dégustation, ainsi ils l’ont fait en dégustant un vin à l’aveugle, en regardant seulement son étiquette et en dégustant le vin, tout en voyant l’étiquette.

Ainsi, ils constatèrent que sur une sélection de Champagnes : un premier prix peu connu, un milieu de gamme, et 3 de marque, à l’aveugle les consommateurs ont chacun leur préférence et aucun Champagne n’est évalué plus cher qu’un autre, par contre à la vue de l’étiquette, les Champagnes de marque sont notés plus chers que les autres. Ces résultats relèvent d’une étude faite en 2000.

 

En 2009 une autre étude fût entreprise sur l’importance de l’AOC et du cépage accordée par les consommateurs ; fût comparé également le comportement des consommateurs français et allemands, sur ce sujet.

Pour la dégustation, ils ont proposé un AOC Bourgogne, un AOC Bourgogne Passe-tout-grains, un vin étiqueté Pinot noir, et un Pinot noir américain.

A la vue des étiquettes, les Français valorisent l’AOC Bourgogne et rejettent les autres vins, tandis que les allemands ne rejettent pas le vin américain et apprécie gustativement le Bourgogne Passe-tout-grains.

La comparaison entre les consommateurs français et allemands démontre quelque peu en quoi nous sommes influencés par l’étiquette, nous avons des aprioris qu’ils n’ont pas.

 

Un autre test a été effectué, cette fois, en soulevant la question écologique, par rapport au mode de culture et à l’usage des pesticides employés par les producteurs de vins, et quelque soit les conditions de dégustations, les consommateurs n’ont pas valorisé ce critère, en choisissant un prix plus élevé pour un vin issu de pratiques écologiques.

 

Bonne journée

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #Vu dans la Presse...

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