Le Phylloxera 2.

Publié le 9 Juillet 2015

Partie 1. : Qu’est ce que le phylloxéra ? et Les invasions chronologiques du phylloxéra dans le monde.

Partie 2. : Comment cet insecte a-t-il pu contaminer la presque totalité du vignoble mondial ? et Comment lutter contre le phylloxéra ?

Partie 3. Zoom sur Victor Pulliat

 

PARTIE 2.

Comment cet insecte a-t-il pu contaminer la presque totalité du vignoble mondial ?

 

Cet insecte, comme d’autres, possède une faculté de reproduction rapide et exponentielle.

 

Les insectes mâles et femelles s'accouplent à la fin de l'été. La femelle pond sur les souches un œuf unique appelé « œuf d'hiver ». Cet œuf, d'abord jaune, puis vert pendant la saison d'hiver, éclot au printemps et donne naissance au phylloxéra aptère (sans ailes), qui est toujours une femelle. Dans la plupart des cas, ce phylloxéra aptère descend sur les racines de la vigne, aux dépens desquelles il vit, d'où son nom de phylloxéra radicicole ; mais il peut parfois aller sur les feuilles, faisant naître des galles, on parle alors de phylloxéra gallicole.

 

Le phylloxéra radicicole est jaune. Il est muni d'un suçoir (ou trompe) qu'il enfonce dans la racine pour en absorber la sève. Il subit trois mues en une vingtaine de jours, avant de devenir adulte et de se mettre à pondre entre 40 et 100 œufs, donnant tous, eux aussi, naissance à des femelles, phylloxera aptère. Ce cycle de vingt jours se reproduit à plusieurs reprises, donnant en tout cinq ou six générations d’insectes.

 

En été, toutes ces femelles subissent une mue supplémentaire, et se transforment en nymphes, qui deviendront elles-mêmes des phylloxéras ailés. Ces phylloxéras ailés pondent à nouveau sur les bourgeons et les feuilles des vignes ; leurs œufs donnent cette fois-ci naissance à des mâles et à des femelles. Ils ne vivront que quelques jours, le temps de s'accoupler, et de produire  « l'œuf d'hiver » évoqué précédemment.

 

En conséquence, un cep de vigne contaminé par le phylloxéra meurt en trois ans environ. Les phylloxéras radicicoles, qui vivent sur les racines, sont les plus dangereux. Leurs piqûres sur les jeunes racines y forment des tubérosités, qui par la suite, s'infectent et précipitent la mort du pied de vigne. Les piqûres sur les feuilles des phylloxéras gallicoles provoquent la formation de galles  et entraînent un jaunissement du feuillage, qui n'est pas mortel pour la plante.

 

Comment lutter contre le phylloxéra ?

 

Viticulteurs et scientifiques se sont d'abord trouvés complètement désarmés devant les désastres occasionnés par l'insecte. L'expérience a rapidement prouvé que les vignes plantées en terrain sablonneux résistaient au phylloxéra. Le sable, par sa structure et sa mobilité, empêchent les formes radicicoles de descendre vers les racines. Il était difficilement envisageable de transplanter tout le vignoble en terre sablonneuse. Ils ont donc essayé divers traitements, aux résultats plus ou moins heureux :

 

- Le badigeonnage des souches, afin de détruire « l'œuf d'hiver », avec un mélange d'eau, de chaux vive, de naphtalènes bruts et d'huile lourde de houille. Encore pratiquée au début du 20ème siècle, cette technique s'est avérée inefficace.

 - Le traitement par le sulfure de carbone : on introduit dans le sol, à l'aide d'appareils spéciaux, une certaine quantité de sulfure de carbone, liquide très volatil dont les vapeurs vont tuer l'insecte. Le produit était injecté dans le sol à l'aide d'une charrue sulfureuse ou d'un pal injecteur. La méthode était assez efficace, mais trop longue et trop coûteuse, tout comme le traitement par le sulfocarbonate de potassium, qui consistait à creuser une cuvette autour du cep et à y verser une solution liquide.

 - Le traitement par submersion : on noie le vignoble sous une couche d'eau qui va asphyxier l'insecte. Excellente méthode certes, mais ne pouvant s'appliquer qu'aux terrains irrigables, autrement dit les moins propices aux vignobles de qualité.

- La plantation de pieds de vigne américains, résistants au phylloxéra, comme porte-greffe.

 

Comme cela est précisé dans la partie chronologique, la meilleure méthode de lutte contre le phylloxéra, qui a sauvé le vignoble mondial, est celle du greffage de nos cépages sur les porte-greffes américains.

Source : wikipédia

A suivre :

Partie 3. Zoom sur Victor Pulliat

 

Bonne journée

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #Histoires et vin...

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