Le TCA peut contaminer les fûts de chêne neufs…

Publié le 7 Août 2014

Jusqu’à présent je vous avais toujours parlé du TCA (Trichloroanisol, c'est un champignon microscopique) qui peut contaminer les bouchons en liège, et par la suite transmettre un goût de bouchon, goût de moisi au vin.

 

Je l’avais toujours supposé, mais désormais c’est sûr, le TCA peut également contaminer les douelles des fûts de chêne. Ainsi, en 2009, plusieurs tonneaux aux 4 coins du monde ont été rapatriés en raison de leur non-conformité sanitaire, ayant contaminé des vins lors de l’élevage sous bois.

 

Suite à des tests positifs au TCA sur des barriques neuves, un laboratoire girondin a souhaité tirer la sonnette d’alarme, affirmant que le nombre de cas de contamination était en croissance et que ce problème était sous-estimé par les tonneliers.

 

D’un côté, la clientèle exige un meilleur contrôle des fûts pour plus de garantie, et d’un autre, les tonneliers se défendent d’un contrôle déjà intensif à plusieurs niveaux de l’élaboration des fûts…

 

Alors le consensus risque d’être difficile puisque de la même façon que le risque zéro n’existe pas pour les fabricants de bouchons liège, il ne peut être garanti pour les tonneaux.

 

La contrainte est d’autant plus rude, qu’une petite partie de douelle contaminée peut contaminer la totalité du contenu. Leur principale difficulté pour le détecter est de le localiser ; si le prélèvement du bois a été pris sur une zone non contaminée, alors que la contamination se situe à quelques centimètres, il n’est pas possible de déterminer que cette pièce est malade.

 

Il faut préciser, que le TCA globalement est peu ou pas présent sur les bois destinés à la fabrication de barriques. Les chiffres d’ailleurs sont très rassurants, puisque la Fédération française des Tonneliers nous informe qu’en 2009, seuls 86 fûts ont été pollués par le TCA et cela représente 0.03% de leur production annuelle.

Donc vu sous cet angle, même si le risque zéro n’existe pas, je pense que les tonneliers maitrisent relativement bien, pour ne pas très bien, leur suivi et contrôle des bois.

D’autre part la Fédération nous rappelle que la contamination peut également intervenir chez les vignerons eux-mêmes lorsque les chais sont mal entretenus, ou lors du lavage et du séchage des fûts lorsque ces étapes sont mal effectuées…

 

Tout ça pour dire, que je trouvais intéressant de savoir que le TCA peut être présent dans les fûts, certes, mais qu’il y a bien peu de risques enfin de compte quand la traçabilité est assurée.

 

Bonne journée

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #Tout et rien...

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