Une chaine sur le vin, en règle avec le CSA...

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Le vin s’affichera prochainement sur nos écrans, avec la chaine DeoVino qui a obtenu l’autorisation du CSA d’émettre. Les premières diffusions devraient débuter à l’automne 2011.

pascalchevalier.jpgPascal Chevalier est à la tête de Deo Vino, il a été interviewé par le journal Sud-ouest, voici ce qu’il nous dit :

Comment la première chaîne thématique sur le vin en France fonctionnera-t-elle ?


Pascal Chevalier : L'objectif est de commencer à émettre cet automne. Tous les canaux sont concernés : satellite, câble, ADSL… Les pourparlers débutent pour intégrer les bouquets payants existants, avec une offre à la carte, comme pour d'autres chaînes thématiques. Le potentiel d'abonnés est immense : la France compte une dizaine de millions d'amateurs de vin. À titre de comparaison - j'ai travaillé 15 ans pour la chaîne Mezzo, la musique classique dispose d'un gisement de 1,5 million de passionnés. Mezzo diffuse désormais dans 40 pays, touchant 20 millions de foyers. Deo Vino sera aussi une plate-forme Web, avec une offre de contenus sur de multiples supports (tablettes, smartphones…). Ce média global est aussi à vocation internationale : après la France, nous toucherons les États-Unis en 2012, puis la Russie, l'Allemagne, le Portugal…

Comment allez-vous travailler pour produire les programmes ?

P.C. : À terme, une douzaine de collaborateurs travailleront sur Deo Vino, avec Florence Hernandez à la direction des programmes et des contenus. Nous profiterons aussi des structures du groupe Maya, notre maison mère parisienne présidée par Philippe Bernard. L'objectif est de proposer 15 heures de programmes "frais" par semaine en 2012, sachant que Deo Vino émettra 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Dans un premier temps, en 2011, nous produirons nous-mêmes 40 % des programmes diffusés, pour 60 % d'achats sur le marché. Ces pourcentages seront inversés en 2012. D'ailleurs, nous étions présents au salon international Vinexpo, tenu à Bordeaux en juin, pour commencer à mettre en boîte des interviews et autres programmes.

Quels types de contenus proposera cette chaîne spécialisée ?

P.C. : Le vin est chez nous un enjeu national et culturel : la France est légitime pour en parler. L'objectif est de montrer à l'écran un patrimoine et tout l'art de vivre attenant à ce produit chargé d'émotion. Nous raconterons des histoires aux gens : de la découverte, des lieux, des hommes. Mais il y aura aussi des actualités, un décryptage des enjeux dans le monde du vin, avec des informations économiques et politiques. Nous réfléchissons aussi à créer une météo des vignobles. Il y a tant de choses à mettre en place.

La prévention des risques liés à l'alcool aura-t-elle aussi sa place à l'antenne ?

P.C. : Oui, c'est dans le cahier des charges. Avec des associations spécialisées, nous donnerons les clefs pour consommer sans risques les produits contenant de l'alcool. Il n'y aura aucun prosélytisme à l'antenne. Pas de plans montrant des étiquettes ou des gens en conversation en train de déguster ensemble du vin dans le verre. Évidemment, il n'y aura pas de publicités émanant des opérateurs viticoles. Cela est interdit sur les télévisions françaises par la loi Évin promulguée il y a juste 20 ans, en 1991.

Comment arriver à être créatif avec le carcan de cette loi Évin ?

P.C. : Il n'y a pas de création sans contraintes. Pour Deo Vino, il s'agit entre autre de la loi Évin. À nous de nous adapter. Je compte sur la créativité et l'imagination de nos équipes mais aussi sur celles des producteurs et du monde viticole. Une marge de manœuvre existe. La loi sera respectée, et les programmes seront intéressants.


Bonne journée

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