Emilie, Sommelier-e à votre service

Pour suivre à l’article « quelles est l’origine du goût de bouchon », je souhaitais vous rassurer un petit peu concernant les différents bouchons existants aujourd’hui.

 

De nos jours, ne laissant pas la nature se régénérer à son rythme, nous avons détruit plusieurs  forêts de chênes françaises. Nous replantons, mais l’époque des chênes centenaires est révolue. Aussi, les chênes sont abattus plus jeunes qu’auparavant, et la qualité du liège s’est légèrement détériorée. C’est pourquoi, le volume de bouchons de liège français ayant diminué, il a fallu trouver des solutions pour palier à cette contrainte.

 

L’importation fût la première étape, puisque la majorité des bouchons en liège, des vins français, proviennent du Portugal. Mais le Portugal fournit l’Europe principalement, et il ne peut assumer toute la production.

 

C’est pourquoi, depuis quelques années sont apparus les bouchons en polymère et les capsules à vis.  

 

Nous avons été nombreux à nous questionner sur les conséquences de ces nouveaux modes de bouchage.

 

Comme je vous en ai fait part dans l’article : « Cave à vins, pour ou contre les vins de garde », il existe de moins en moins de vins de garde, et quand bien même, nous ne les gardons plus…


Hors, le bouchon en liège est le seul qui laisse filtrer l’air, afin que le vin puisse respirer lors de son évolution naturelle en bouteille. A titre informatif, les grandes maisons viticoles, qui conservent dans leur cave de très vieux millésimes, changent les bouchons en moyenne tous les 20 ans. Il faut savoir que le vin pendant ces 20 années, s’est légèrement réduit, et qu’il y a par conséquent une petite perte du volume en bouteille.  Aussi, il profite de cette opération de renouvellement de bouchons pour re-remplir les bouteilles, avec le même vin, bien évidemment.


Donc, le bouchon en liège n’ayant d’intérêt que dans le cas que je viens de vous présenter, il n’y a pas de soucis à se faire, pour les vins qui sont consommés dans leur jeunesse et qui sont bouchés par des bouchons en polymère ou avec des capsules à vis.
Nous pouvons faire confiance aux vignerons, ceux qui produisent des vins de qualité utilisent des bouchons en liège.


Complément d'infos suite...
 

Bonne fin de journée à Tous !

Mar 6 mai 2008 3 commentaires
Chère Emilie, je suis parfaitement en accord avec vous. Les producteurs qui font des vins se consommant jeunes savent bien que le bouchage au liège n'est pas d'une grande utilité, et à un coût supplémentaire. (Petit message personnel que je vous laisse enlever sur le commentaire final, votre dernière phrase me choque un peu... "Nous pouvons faire confiance aux vignerons, ceux qui produisent des vins de qualité utilisent des bouchons en liège." Dans la logique de ce que vous avez écrit, j'aurais plutôt dit "Nous pouvons faire confiance aux vignerons, ceux qui produisent des vins de GARDE utilisent des bouchons en liège." Avec toutes mes excuses pour cette remarque...) Amicalement, Kathyne
Kathryne - le 07/05/2008 à 08h53
Bonjour Kathrine, j'aime à penser qu'un vigneron précautionneux se démarque sur ce genre de détail... Un vin avec un bouchon en liège n'est pas un critère de qualité, mais celui qui utilise des bouchons en liège a un minimum de principes, et cela me convient bien ainsi...
Emilie Merienne
Bonjour Emilie Permettez-moi de vous apporter un commentaire sur vos interrogations exprimées sur votre blog. Je connais bien à la fois le liège, les bouchons et la bouteille, je suis un ancien verrier et ai déposé quelques brevet concernant des applications du liège dont un nouveau type de bouchon en liège naturel. Tout d'abord je précise que le liège produit actuellement dans les divers pays suffit à boucher les quelques 15 milliards de bouteilles produites dans le monde, il n'est pas nécéssaire d'avoir recours à d'autres types de matières mais. L'entrée d'autres matériaux est dûe au fait que pendant une quinzaine d'années le prix du liège a augmenté de manière anormale, c'est à dire sans aucune justification économique, aucun marché n'accepte d'être ottage de comportements spéculatifs...... L'entrée de polymères (plastiques) s'est produite à une époque où le prix du pétrole était abordable ce qui n'est plus le cas,par ailleurs les recherches toxicologiques n'existaient pas encore, quant à la capsule à vis elle est une vieille recette les bières Valstar en conditionnement d'un litre étaient bouchées par une capsule à vis dans les années 60. Le motif avancé par les utilisateurs des ces deux solutions est le risque de "goût de bouchon" qui certes quant il se produit est grave économiquement mais gênant du point de vue de la santé. Les solutions alternatives adoptées ne suppriment pas le risque de "goût de bouchon" si le stockage et la mise en oeuvre à l'embouteillage n'est pas soigné, et apportent des risques gravissimes au point de vue de la santéJe m'explique: Le Plastique allez sur internet et tappez Phtalates qui est un plastifiant utilisé pour donner de la souplesse au matériau, ce platifiant migre dans l'eau et pourquoi il ne migrerait pas dans le vin? La capsule à vis elle est associée obligatoirement à un pas de vis moulé sur col de la bouteille, cette modification ocasionne des défauts crittiques "glassures" en très grand nombre ce défaut est très difficile à detecter par les machines de tri à grande vitesse il y a donc un grand nombre qui risque de passer, lors de l'embouteillage la capsule est vissée par un volant de serrage automatique si son reglage est trop fort il fait éclater le pas de vis à l'intérieur, ce qui est invisible, des éclats de verre risquent alors de tomber dans le vin et être absobés par le consommateur du vin. Par ailleurs le coût des ces solutions alternatives n'est pas compétitif, il est d'environ 0,10/0,13cts d'€ pièce à ce prix l'on peut trouver des bouchons apportant des garanties de non contamination organoleptique. Voilà mon point de vue mais au plaisir d'échanger avec vous sur ce sujet.
Antoine Nunes - le 06/06/2008 à 16h16
les differents
lambert - le 26/08/2008 à 19h33