Emilie, Sommelier-e à votre service

La protection de l’environnement est toujours plus présente dans notre esprit, et l’intérêt des consommateurs pour le « vin bio » est grandissant.

Le « bio », on connaît à peu près, c’est issu de l’agriculture biologique, qui a institué une charte dont le principe général, est de ne pas utiliser de produits chimiques, que ce soit pour les engrais, le traitement des vignes ou des fruits… Aussi, tout viticulteur adhérant à cette charte doit appliquer le cahier des charges recommandées pour atteindre la norme « bio ».

 

Connaissez-vous la bio-dynamie, et ce qui la différencie du « bio » ?

 

Pour répondre à cette question, il faut déjà avoir conscience de ce que fait l’agriculture chimique ; pour résumer : la plante a besoin de substances, donc il faut lui en apporter. La plante développe des champignons, donc il faut les supprimer. La plante attire les insectes, donc il faut les tuer. Quoiqu’il arrive, l’homme doit maitriser la plante et son environnement en totalité. Il la nourrit, la soigne, la protège et ainsi de suite… L’homme plein de bonnes intentions pense faire les bons choix et les bonnes actions. Cela a pour conséquence les observations déjà dénoncées : en tuant les insectes, on élimine leurs prédateurs, en désherbant, bonnes et mauvaises herbes sont détruites, et les nappes phréatiques sont polluées…. Et petit à petit, l’équilibre du sol et de l’environnement est complètement perturbé, puis modifié…

 

La bio-dynamie considère la terre comme organisme entier et vivant, avant même la naissance de la plante. La terre, ainsi que son univers planétaire et stellaire sont des êtres vivants dépendants les uns des autres, interagissant les uns sur les autres. Aussi la vie se déroule selon un « plan », où chacun a un rôle bien précis, dans un ordre donné.

La bio-dynamie avant d’être un mode de culture, est un mode de vie, une philosophie. Soit l’on commence par y croire pour pratiquer, soit les résultats de la pratique nous convainquent d’y croire, quoiqu’il en soit pour apprécier cette entreprise, il faut s’y investir.

Finalement, elle enseigne au vigneron à tenir compte de la nature, au sens large.

 

Pour mettre en œuvre cette méthodologie, le vigneron observe rigoureusement le « calendrier des semis », qui fût établi en fonction des rythmes solaires, lunaires, par rapport aux constellations zodiacales. Ainsi, il y a des jours, où la plante favorise ses racines, ses feuilles, ses fleurs, ou ses fruits…Grâce à ce calendrier, par exemple, pour effectuer les plantations, on choisira un jour racine ou fruit…

Le principe philosophique de la bio-dynamie est d’agir sur la plante, au-delà de la substance,  afin d’en libérer l’esprit de la matière. En considérant la vigne, de ce point de vue, le vigneron lui accorde une attention plus particulière. Par ce biais, il cultive mieux son environnement, il le rend meilleur et l’élève.

 

Nous avons résumé les différents modes de culture et approfondit celui de la bio-dynamie, nous verrons dans le prochain article sa pratique concrète, et en quoi résident ses produits fondamentaux, et leur raison d’être….

 

Bonne journée

 


Mer 26 oct 2011 1 commentaire
Pour certains vignerons, le terroir est une société harmonieuse qui porte de fruits marqués par leur origine. La vigne est une forêt d'essence sélectionnées. L'homme ne doit pas chercher à trop intervenir car il risque de casser cette singularité, il doit s'intégrer, comprendre pour agir. Sur ce thème ces même vignerons sont très sensible aux théories de MASANOBU FUKUOKA, sur le non-agir et la contemplation, sur la pérmaculture. L'homme doit accompagner sans s'imposer. Cette démarche va au delà de la bio-dynamie, juger encore trop interventionniste.
Sébastien - le 12/06/2009 à 19h54