Défense du goût du vin

Publié le 20 Février 2014

Sur le blog, de nombreux articles vous parlent du « Goût du Vin ».

A travers ce thème, j’essaye de vous interpeller sur le fait, qu’il y a plusieurs façons de faire du vin, et que chaque choix du vigneron, de la vigne à la bouteille, a des conséquences sur le produit  final.

 

Le produit final, le vin, c’est un goût, une texture, une puissance et des arômes.

Normalement, tous ces paramètres sont variables, je n’ose pas dire à l’infini, mais en tout cas, cela en fait des combinaisons différentes, pour nous offrir une multitude de vins…

 

Nous avons tous des goûts, une sensibilité et une perception, qui diffèrent les uns des autres. Parce que tous les goûts sont dans la nature, il y a de la place pour tous les types de vins.

Et cela exige que chacun trouve les vins de son palais, mais personne ne veut faire cet effort, ni les consommateurs, ni les professionnels.

 

Alors, pour ne plus avoir à réunir vin et consommateur, soit le « bon » vin qui fera plaisir, à la « bonne » personne, une partie de la filière vin, s’est dit qu’il était plus simple de gommer toutes particularités dans le vin, que de changer les goûts des gens. C’est l’une des raisons, qui a engendré la standardisation dans le vin, puisqu’elle était déjà présente à d’autres niveaux dans la consommation, en général.

 

Aujourd’hui, l’offre est toujours aussi trouble, si ce n’est plus encore.

Il existe des vins de caractères, de terroir, qui prennent le risque d’être appréciés ou non, et il y a des vins « passe-partout », qui ne prennent aucun risque pour déplaire.

Les consommateurs qui cherchent des vins de terroir ne les trouvent pas, ceux qui ne recherchent rien, consomme avec inconscience, disant qu’un vin qu’ils aiment, est bon, et que celui qu’ils n’aiment pas, est mauvais…

On en est toujours au même point, le vin ne rencontre pas son client et inversement, le client ne trouve pas le vin qu’il recherche.

Tout ça pour quoi ? Pour rien, si ce n’est que l’on sacrifie la diversité du goût.

 

Le seul moyen, pour différencier ces 2 profils de vins, est la dégustation. Mais c’est aussi le cas pour tout, savoir si un vin est de qualité, savoir si un vin est de garde, savoir si un vin est « naturel », savoir si un vin est « bon », pour nous…

Je vous dis assez souvent qu'il faut que vous vous connaissiez, à savoir pourquoi un vin vous plait ou non, afin d'apprendre et de comprendre par l'observation. Cette étape est nécessaire et indispensable pour accueillir les vins quels qu'ils soient et vous permettre de bien consommer, pour vous. J'insiste, sur le fait que ce qui est bon pour vous, ne l'est pas forcément pour un autre. Le vin est un chemin initiatique personnel, tout comme la vie. Plus vous aurez de l'expérience, plus vous saurez ce qu'est le vin, ce que doit être un vin, pour vous. Il m’arrive de dire que pour déguster un vin, il faut être détendu, et non boire pour se détendre. Cela n’a de sens que si l’on souhaite être à l’écoute de soi, à l’écoute du vin.

Vous constaterez que parmi tous les propos que je peux tenir, il y a des personnes, des vignerons entre autres, qui font de même, peut être avec un autre langage.

 

C’est pourquoi, je vous propose cette vidéo  qui vient de l’association SEVE, dont je vous ai parlé, il y a peu. Patrick Baudouin (Vigneron en Loire) et Marc Parcé (Vigneron sur Banyuls) nous expliquent leur point de vue.

 

Voir les articles : Vin Standardisé = Vin indigeste

Est ce que l'AOC protège et respecte l'expression du terroir ?

 

Bonne journée

 

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #A lire ou A voir...

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