La Biodynamie, ses fondements...

Publié le 6 Avril 2017

L'agriculture chimique c'est : la plante a besoin de substances, donc il faut lui en apporter. La plante développe des champignons, donc il faut les supprimer. La plante attire les insectes, donc il faut les tuer. Cela a pour conséquence les observations suivante : en tuant les insectes, on élimine leurs prédateurs, en désherbant, bonnes et mauvaises herbes sont détruites, et les nappes phréatiques sont polluées…Et petit à petit, l’équilibre du sol et de l’environnement est complètement perturbé, puis modifié.

 

Le « bio », ou l’agriculture biologique a institué une charte dont le principe général, est de ne pas utiliser de produits chimiques, que ce soit pour les engrais ou le traitement des vignes et des fruits… Le viticulteur adhérant à cette charte doit appliquer le cahier des charges recommandées pour atteindre la norme « bio ».

 

La biodynamie considère la terre comme un organisme entier et vivant, avant même la naissance de la plante. La terre, ainsi que son univers planétaire et stellaire sont des êtres vivants interdépendant les uns des autres, interagissant les uns sur les autres. La biodynamie conçoit la vie comme un « plan », où chacun a un rôle bien précis, dans un ordre donné. Avant d’être un mode de culture, elle est un mode de vie, une philosophie. Soit l’on commence par y croire pour pratiquer, soit les résultats de la pratique nous convainquent d’y croire, quoiqu’il en soit pour apprécier cette entreprise, il faut s’y investir.

Finalement, elle enseigne au vigneron à tenir compte de la nature dans sa globalité.

 

Pour mettre en œuvre cette méthodologie, le vigneron observe rigoureusement le « calendrier des semis », qui fût établi en fonction des rythmes solaires et lunaires, par rapport aux constellations zodiacales. Ainsi, il y a des jours, où la plante favorise ses racines, ses feuilles, ses fleurs, ou ses fruits…Grâce à ce calendrier, par exemple, pour effectuer les plantations, on choisira un jour racine ou fruit…

Le principe philosophique de la biodynamie est d’agir sur la plante, au-delà de la substance,  afin de libérer l’esprit de la matière. En considérant la vigne, de ce point de vue, le vigneron lui accorde une attention plus particulière. Par ce biais, il cultive mieux son environnement, il le rend meilleur et l’élève.

 

Nous avons résumé les différents modes de culture et approfondit celui de la biodynamie, nous verrons dans le prochain article sa pratique concrète, et en quoi résident ses produits fondamentaux, et leur raison d’être….

 

Bonne journée

 

 

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #"BIO"

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Sébastien 12/06/2009 19:54

Pour certains vignerons, le terroir est une société harmonieuse qui porte de fruits marqués par leur origine. La vigne est une forêt d'essence sélectionnées. L'homme ne doit pas chercher à trop intervenir car il risque de casser cette singularité, il doit s'intégrer, comprendre pour agir. Sur ce thème ces même vignerons sont très sensible aux théories de MASANOBU FUKUOKA, sur le non-agir et la contemplation, sur la pérmaculture. L'homme doit accompagner sans s'imposer. Cette démarche va au delà de la bio-dynamie, juger encore trop interventionniste.