Le vin naturel

Publié le 3 Avril 2017

L’idée d’un vin naturel peut sembler un non-sens, dans la mesure où le vin suppose une élaboration complexe, alors que son « état naturel » est, à très courte échéance, le vinaigre. Mais on donne à ce mot le sens de « non-frelaté », ou de « qui n’a été mêlé à rien d’étranger ».

Dans la notion de « vins naturels », il existe plusieurs niveaux d’exigences : les modérés seront tout simplement peu interventionnistes, tandis que les extrêmes n’apporteront même pas les soins nécessaires au vin par idéologie, au risque de produire un vin imbuvable. Tout le problème, du vin naturel, est là...

L’idéologie peut être nécessaire, mais lorsqu’elle vous pousse à produire un vin  "normalement" imbuvable (pour cause sanitaire) n’en devient elle pas idiote ? Là où la stupidité est contagieuse, c'est quand on explique au consommateur qu'un vin naturel est consommable alors qu'il ne l'est pas, et que cette marque de fabrique des vins naturels devient un gage de qualité, et que le consommateur s'exécute...

Entendons-nous bien, je n'ai rien contre les vins naturels, et il en existe de "bons", mais la mode, la communication manipulatrice, rien que le nom de "vins naturels", sont autant d'éléments qui me posent question.

Donc défendre une méthode de production qui correspond à nos valeurs, ça se comprend, mais s'il vous plait, ne tombez pas dans l'extrémisme de l'idéologie, au point de présenter des vins "naturels" non qualitatifs et inconsommables.

Extrait du « Dictionnaire des idées reçues » de Flaubert : « Vins : sujet de conversation entre hommes. Le meilleur est le Bordeaux, puisque les médecins l’ordonnent. Plus il est mauvais, plus il est naturel. »

 

Rédigé par Emilie Merienne

Publié dans #"BIO"

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